l’écureuil
Un petit écureuil habituellement sortant que la nuit
surement pris d’une insomnie,
a surgi un après midi,
dans une rue de touristes ébahis,
à la vue de ce nouveau yamakasi.
S’agit-il d’un vent de folie?
l’amertume…
J’ai le coeur amer,
les yeux rivés vers la terre,
le sentiment que je me perds.
Ai-je changé d’air,
pour apprécier cette nouvelle ère,
Je préfère me taire.
Ginette
Tout le monde la remarque
même si elle n’a pas de fringue de marque.
Elle a tous les atouts d’une fausse énarque!
Au foot, elle est une supporter invétérée,
en achetant l’écharpe de son club préféré
au bar-tabac, c’est la plus adorée!
Pastis et cacahuète les soirs de fête,
car chez Ginette,
c’est à la bonne franquette!
On y mange, on y boit,
en s’égosillant souvent la voix,
de peur de passer pour un prétentieux bourgeois.
Forcément, elle pense souvent relever le niveau,
en ne mettant pas de crème sur sa peau
mais ce qu’elle a oublié c’est qu’elle a pris chaud.
Rougeur du soleil et de l’alcool, elle a gardé un beau teint,
celui du petit matin,
naturel et sain.
untitled
Moi, j’annonce les naissances
et tu annonces les morts.
Je suis gynécologue,
et toi cancérologue.
Je suis ta femme,
et tu es mon mari.
Je suis pessimiste
mais tu es optimiste.
Je suis de couleur blanche,
et tu es de couleur noire.
je dis « à bas l’intolérance »
et tu dis « vive la différence ».
noir ou blanc
Mon visage était blanc
mais tu l’as tâché de noir
Perché sur ton cheval blanc
je n’y ai vu que du noir!
Tout était si blanc
pas une tâche noire
sur le tableau blanc
et pourtant…
Je me suis couchée sur une note blanche,
mais ce fût la double croche noire
Rien ne présageait de ma nuit blanche
surtout pas ton regard noir
Dans la nuit, j’ai enfilé mon pyjama noir
je ne craignais pas que mon corps ne devienne blanc
mais l’amour ne prévient pas quand il vire au noir,
j’aurais du prévoir le pyjama blanc.
Dans cette histoire,
je pense avoir eu un passage à blanc
ou un petit trou noir
En tout cas, moi je préfère la couleur
car je ne cherche que du bonheur !
la mélodie du bonheur?
Ce poème date de quelques mois…
Notre histoire a débuté par une double croche noire,
cette mélodie des jours heureux,
me rappelle combien tu étais à ma portée…
aussi rapide que fût notre premier baiser.
J’ai commencé à entendre quelques fausses notes,
pourquoi n’arrivons nous pas à jouer à capella?
pourquoi avons nous du mal à nous accorder?
Ca ne coule pas de source….
Et pourtant je t’aime…
De source sure, ton onde ne parvient pas jusqu’à moi
et notre longueur d’onde devient indéfinissable.
Comment s’aimer?
Avons nous si peu d’oreille musicale
pour n’avoir pas décelé plus tôt ce curieux présage?
Je t’ai envoyé des signaux qui n’ont pas su te mettre en garde
Hésitation d’une pause ou demi-pause,
Ou est notre symphonie?
Trois points de suspension…
J’ai peur de te perdre…
d’oublier le rythme harmonieux qu’avait notre mélodie…
J’ai l’impression de perdre
chaque jour davantage le fil de la portée.
untitled
Le lit était chaud
mais j’ai quand même pris froid,
Mon coeur était chaud,
mais mon corps à pris froid…
je ne saurais te dire pourquoi?
Une remarque à chaud,
et mon coeur a pris froid.
le vagabond
le temps passe
et je passe mon temps
je me prélasse
de temps en temps
sur une terrasse
quand il fait beau temps
les gens passent
je compte le temps
ils ont l’air classe,
pendant que j’essaie de remonter le temps.
Et un sou, je ramasse
quel beau passe-temps!
de regarder les gens bourrés au as
vous tendre un sou, il était temps!
et je trépasse,
je parle du mauvais temps
mais je me lasse
de jouer à cache cache
faut que tu me retrouves ma p’tite maman
mes mots sont las,
j’aimerais tirer l’alarme à temps
avant que je sombre dans une mauvaise passe
mais moi je kiffe le printemps
j’ai bien l’idée de faire un casse
j’aimerais aussi fêter mes cent ans,
je préfère jouer à cache cache
plutot que les flics me fassent « pan-pan »
depuis que j’ai quitté les bancs de la classe,
j’aimerais toujours apprécier le temps
mais là je suis à la ramasse
quand le gens me disent : « depuis quand? »
J’aimerais bien qu’une fille m’enlaçe
ça me prouverait un instant
que même pour une pétasse,
je peux moi aussi avoir la classe…
Si la vie pouvait me faire une passe,
je la prendrais au vol à temps
pour me faire ma propre place
à cent pour cent.
Le temps qui passe…
Le temps passe
et je passe mon temps
à compter le temps
quel beau passe-temps
je compte jusqu’à tant
que les moutons passent
pendant ce temps
les gens qui passent
je les regarde prendre du bon temps
ça me passe le temps
Mais quand pointe la mauvaise passe
où rien ne se passe,
je me dis qu’avec le temps
tout se passe.
Je rêve aussi d’une mi-temps
d’un beau printemps
en attendant que les jours passent
je regarde passer les gens
Je suis pas contre le mauvais temps
mais si quelque part quelqu’un m’attend
qu’avec la pluie je me dépasse
que sur la neige je me surpasse
je me passerais bien de cette mauvaise passe
histoire d’arrêter le temps
ça me laisserait un instant
de l’apprécier sous toutes ces faces
ça ma passe le temps
de parler du temps qui passe
à vous braves gens
mais rien ne se passe
si ce n’est que le temps
le temps qui passe !
Qui est-ce?
L’air de rien,
dessinant son chemin,
empruntant un destin,
il vole des câlins…
L’air d’un petit sauvage,
liant amitié avec les singes sages,
perdu par son âge
il ère dans les villages
Sans un nom, sans un prénom,
il ne connait pas le monde des sons,
N’a pas de maison,
c’est pour ça que je l’ai surnommé « sanson. »
Mais qui est ce ?
a vous d’imaginer la suite…